Festival Georges Brassens - Vaison la Romaine

Discours de clôture

Texte lu le 17 octobre 2021 à 12h30 lors de la cérémonie de clôture du festival Georges Brassens de Vaison-la-Romaine

Cérémonie de clôture de la XXVème édition du festival Georges Brassens de Vaison-la-Romaine

Neuf jours déjà ! Que cela passe vite neuf jours !
Aux dires des festivaliers, il n'y eut pas l'ombre d'une fausse note dans le choix des artistes programmés. Pas un seul bémol à mettre à l'actif du personnel du Village-Vacances Léo Lagrange, de ceux qui assurent la maintenance jusqu'au directeur Julien Bliard en passant par les " accueillants " et les animateurs.

Une fois encore, nous avons vécu cette manifestation comme dans une bulle. Oubliés tous les soucis de la vraie vie. Ceux qui se sentaient fébriles ont retrouvé leurs forces au fil des jours, enchaînant spectacle après spectacle.
Non ! L'overdose de chansons annoncée il y a de nombreuses années par des âmes bien intentionnées n'a toujours pas atteint nos festivaliers en terre vaisonnaise. Ceux qui sont arrivés mal en point, voire malades, ont oublié, le temps de ce rendez-vous, les traitements qui les attendent dans les jours et les semaines à venir. Je le confirme, le Festival Georges Brassens de Vaison-la-Romaine devrait être remboursé par la sécurité sociale.

Il serait bien trop long d'énumérer le nom de tous les artistes qui se sont succédé sur la scène de l'auditorium du Village-Vacances et celle de l'Espace culturel.

Des découvertes pour bon nombre de spectateurs. J'évoquerai seulement l'ouverture de l'événement par le personnel du Village-Vacances qui nous a ravis.

L'incroyable présence emplie d'intelligence et d'humour de Pascal Mary, le courage et le métier de Pascal Danel, qui était au bord de l'épuisement à une seconde de son entrée en scène et qui s'est soudain revigoré aux premiers applaudissements du public, comme par miracle, par enchantement.
La qualité des interprètes, de Michel Avallone, Sébastien Chaperon, Natasha Bezriche en passant par Alain Sebbah, Bernard Degavre, Rémo Gary, Philippe Forcioli, André Chiron, Renée Garlène...

Le concert tout en tendresse d'un Yves Duteil qui a séduit une salle pleine comme un œuf. Un Francis Lalanne dont la présence fut dans un premier temps décriée, critiquée, redoutée même. On s'attendait à un malheur !
Certains nous conseillaient même d'employer un service d'ordre. Grand branle-bas dans notre Landerneau vaisonnais !
Il est venu dans son accoutrement original, n'a ressenti aucune agressivité, n'a été emmerdé par personne et nous a offert un magnifique spectacle, en excellent musicien, poète et homme sensible qu'il est. Il fut très marqué par l'écoute du public, la sensation de vivre un moment hors du temps. Aucun débordement. Tant pis pour les charognards qui nous attendaient au tournant.
Désolé ! Le clash attendu, pour certains espéré, n'a pas eu lieu.

Comment ne pas mettre en lumière les " permanents " du festival, artistes et aidants qui se sont mis en quatre pour assurer votre bien être, ceux qui ont animé les ateliers guitare et chansons, qui ont joué sur la terrasse, assuré des premières parties dignes de deuxièmes parties.

Sans oublier les bénévoles qui ont mis la main à la pâte et sans qui rien n'aurait été possible. Enfin un grand coup de chapeau aux régisseurs son et lumière qui ont étonné par leur talent et professionnalisme les artistes les plus chevronnés habitués aux scènes les plus prestigieuses. Vous êtes des cracks, les amis.

La seule ombre au tableau, et elle est de taille, fut l'absence de notre ami et président Georges Boulard, créateur du festival auquel il a consacré une partie de son existence. Il m'a tout appris de son organisation.
Il nous a cruellement manqué en cette année de centenaire de la naissance de Georges Brassens mais il était présent dans nos cœurs et nous a accompagnés par la pensée durant cette semaine.
Cela devrait m'amener à évoquer l'avenir du festival.
Pour l'heure, il nous est impossible de savoir la date du prochain. Avril 2022 est bien trop proche. Garder avril signifierait de tirer un trait sur 2022. Octobre 2022 ? La question se pose.
D'autres questions se posent aussi. Nous ne pourrons y répondre qu'après une ou plusieurs réunions post-festival.
Nous remercions par avance monsieur le Maire, Jean-François Périlhou, du soutien qu'il nous a promis pour les années à venir et de sa présence aujourd'hui parmi nous.

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